Dans la tête d'une Yogini

Santosha ou le contentement

Dans la philosophie Yoga, l’une des références incontestées est Patanjali. Dans les yoga sutras, il évoque les Yamas et les Niyamas qui sont en quelque sorte les règles de vie et de société pour progresser sur le chemin du yoga. Cette semaine, j’ai voulu parler de Santosha qui veut dire contentement. C’est le deuxième des Niyamas.

Depuis environ 2 semaines, je suis blessée à l’ischio jambier gauche. Un matin, je me suis levée et je ne pouvais plus toucher mes pieds. La douleur n’est présente que lorsque je m’étire. Tout forward fall m’est impossible. Tout d’abord cela a réveillé une peur chez moi. Une peur que j’ai depuis ma rupture partielle du tendon de la cheville qui m’a immobilisée plusieurs semaines. Je n’étais pas prête à vivre ça, surtout au lancement de ma carrière de yogini.

Puis la 2ème émotion qui m’a envahi a été la frustration. Je ne pouvais plus aller aussi loin qu’auparavant. Et ça m’énervait. J’en étais même à me demander à quoi bon retourner sur mon tapis. Et puis revenait la peur de ne plus pouvoir être la même, de ne plus être aussi souple qu’avant.

Après quelques recherches sur Google, j’ai fini par comprendre que cette tendinite de l’ischio jambier, appelée tendinopathie, est une blessure qui revient souvent. Adell Bridge a d’ailleurs réalisé un post Instagram pour en parler ici. Dans le monde du yoga, on l’appelle même le « yoga butt ». Ce constat m’a aidé à accepter ma situation. D’autres personnes sont passées par la même case que moi, je n’étais plus seule au monde. Par ailleurs, j’en ai parlé avec Dariya et Sarah de chez Sputnik Yoga Space, et elles ont réussi à me rassurer sur ma situation. « Ca va passer ». Il m’a juste fallu un temps pour accepter et de me contenter de mon corps tel qu’il est maintenant.

Le contentement par Epicure : L'homme qui ne se contente pas de peu, ne sera jamais content de rien
Le contentement par Epicure

Et maintenant :

Bien sûr que je ne serai plus la même personne, que je vais faire plus attention, que je vais m’échauffer avant chaque pratique. Mais aussi, je ne serai plus la même personne parce que cette blessure m’a donné une leçon de vie. Le contentement. Se satisfaire du corps qu’on a à un moment donné. Ne pas en demander plus. Se contenter et exprimer de la gratitude pour les leçons qu’on apprend. C’est aussi laisser de côté les frustrations de ne pas se conformer aux attentes que l’on a en tête.

Cela est bien sûr utile pour la vie de tous les jours. L’une des clés que nous offre la philosophie yogi est la gratitude. Grâce à la gratitude, il semble plus facile d’accepter et de se contenter. Juste voir les choses, les gens, les situations sans porter de jugement et les accepter tel quel.

Maintenant, il ne me reste plus qu’à soigner ma blessure en écoutant mon corps. Des exercices de renforcement musculaire, du repos et des massages!

© Sothy Yogini

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