Dans la tête d'une Yogini

L’enfant intérieur

Peut-être avait vous déjà entendu parlé de l’enfant intérieur. Vous êtes-vous déjà demandé qui il était? Est-ce ce qu’on appelle l’âme d’enfant ? Celle qui nous donne envie de faire des splashs dans la piscine ? Ou celui qu’on attache à nos rêves d’enfant? Celui des enfantillages et des caprices ?

Peut-être qu’il est tout ça à la fois. C’est une partie de soi que l’on peut avoir oublié une fois passé l’âge adulte. Une partie de soi que l’on a abandonné et qui est réduite au silence. À cause des différentes obligations de l’âge adulte, on a échangé le jeu par le travail, les rires par le stress, les rêves par le quotidien. Aucun blâme la dessus. C’est tout à fait normal d’avoir des responsabilités et d’arrêter de sauter dans des flaques de gadoue.

La question que je me pose est de savoir s’il est possible de le ramener un peu dans sa vie? De ranimer cette partie de soi qui est cachée depuis bien trop longtemps?

Qui est-il?

De par sa spontanéité et son authenticité, pour moi l’enfant intérieur est tout simplement notre essence. Le soi profond sans artifice, sans fioriture. Le soi qui n’a pas de double visage. Il est le reflet exacte de ce qu’on est, un miroir 100% honnête.

C’est aussi la source de créativité. L’enfant invente, il crée des mondes et des amis imaginaires. Et il y croit. C’est peut-être aussi ça la beauté de la chose. L’enfant prend le temps de dessiné, danser, de mettre des couleurs là où il n’y en a pas.

L’enfant intérieur n’a pas de limite. Il n’a pas de convention, de croyance. Il vit comme bon lui semble. De plus, il n’a pas peur de sortir de sa zone de confort pour essayer. Ses seules limites sont peut être liées à ses besoins. Il va chercher à les combler avant de se tourner vers une autre aventure (qui est aussi un besoin).

Un enfant ne va pas réfléchir à deux fois s’il a besoin de quelque chose. Il va demander pour l’avoir. Il sait quels sont nos besoins et nos désirs profonds. C’est à l’adulte qu’on est de l’écouter. Pas forcément d’y répondre tout le temps, mais d’y prêter une oreille. Il est là, nous ne pouvons pas l’ignorer. L’adulte est aussi là pour mettre des limites à l’enfant. De cette manière, il se centrera et évitera de s’éparpiller.

Les conflits intérieurs

Avez vous déjà ressenti une dissonance lors d’une prise de décision ou d’une action ? Comme quelque chose dans votre estomac qui se tord. Comme une mal aisance avec vous même. Ce sont ces moments où vous êtes en désaccord avec vous même, avec votre essence profonde, avec votre enfant intérieur. Quand tout est aligné, tout roule et on se sent bien. C’est une autre histoire quand quelque chose cloche.

Généralement, cela peut être une décision que l’on a prise à contre cœur. Peut-être pour plaire aux autres, parce qu’on pense que l’on n’a pas le choix ou peut-être pour rentrer dans un moule. On décide alors de faire taire notre enfant intérieur.

Se reconnecter avec notre enfant intérieur

Pour commencer, pouvez vous reconnaître quelles sont vos désirs et vos besoins? Pas ceux des autres, pas ceux dictés par la société. Les vôtres. Puis par la suite, les accepter. Accepter que ces émotions et désirs existent. Mettre des mots dessus. Et puis les exprimer et trouver une stratégie pour combler ces besoins. Pour résumer, être en pleine conscience de ce qui se passe à l’intérieur et le mettre en lumière.

Au final, c’est instaurer un dialogue entre l’adulte et l’enfant intérieur. Mais aussi faire des concessions d’un côté et de l’autre comme fonctionnerait toute relation.

De même, lâcher prise me semble indispensable pour amorcer le dialogue avec son enfant intérieur. Ne plus être qu’attacher à ses devoirs d’adulte et lui laisser de l’espace pour s’exprimer.

Prenons le temps de réaligner le cœur, la tête et le corps.

Ainsi, cela va amené un peu de légèreté, de spontanéité et de douceur dans votre vie. Vivre avec votre vous authentique.

L’apparition de mon enfant intérieur

Connexion avec son enfant intérieur

Raviver l’enfant intérieur, ça fait honnêtement peur. L’adulte que je suis a eu peur de le regarder. J’ai eu peur de ce qu’il allait me dire et de ce qu’il allait me faire faire. Rester dans mes retranchements aurait été tellement plus facile.

Mais j’ai pris le parti de lui faire confiance et de lui donner un peu plus de place. J’ai fini par arrêter un métier qui ne me convenait pas. J’ai écouté son petit grain de folie et j’ai sauté le pas pour devenir prof de yoga et coach. Nous sommes encore en dialogue pour savoir s’il a le droit de veiller tard ou boire un dernier verre de vin 🙂 Et puis des fois, cet enfant a peur. Il est indispensable que je prenne ma place d’adulte pour le rassurer et qu’il ne prenne pas le dessus pendant ces moments difficiles. De cette façon, je me sens aujourd’hui plus alignée avec moi même et mes valeurs. Des choses sont encore à travailler mais ce sentiment de plénitude qui m’accompagne tous les jours, je ne l’échangerai pour rien au monde.

© Sothy Yogini

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *